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Un Français sur 4 victime de discrimination au travail

Un Français sur 4 victime de discrimination au travail
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Plus d’un quart des agents de la fonction publique et des salariés du privé en France déclare avoir été victimes de discrimination au travail. Le chiffre est en baisse mais reste toutefois élevé.

La plupart du temps, cela vient du supérieur hiérarchique directe. Et souvent, les victimes se taisent. Selon le 5e baromètre sur les perceptions de la discrimination au travail, réalisé par l’institut du CSA, du Défenseur des droits et de l’Organisation international du travail *, plus d’un quart des salariés, dans le public ou dans le privé, déclarent avoir déjà été victimes de discrimination sur leur lieu de travail. Il y aurait plus de victimes dans le privé que dans le public. 26 % des agents du public déclarent avoir été victime de ces faits contre 28 % dans le privé. Toutefois, l’écart se réduit, « signe que la fonction publique est de moins en moins perçue comme protectrice », souligne l’étude. En effet, avec 26 % de victimes dans le public, le chiffre est stable. Par contre, le nombre de salariés se déclarant victimes dans le privé a baissé de 5 points par rapport à l’édition précédente.

 

Plus d’un tiers des salariés témoins de discrimination

Côté témoin, les chiffres sont également en baisse mais restent importants. 34 % des agents interrogés déclarent avoir été témoin de discrimination (- 8 points). Ils sont 38 % dans le secteur privé (- 6 points).

Alors comment cela passe ? Comment cela est vécu ? Bien souvent, les discriminations ont pour objet le sexe ou la maternité. Des réflexions misogynes, des empêchements de carrière. Dans le privé, il y a aussi les discriminations liées à l’âge qui sont importantes. Du moins, tel est le constat que dressent les victimes. Pour les témoins, il y a toujours le critère du sexe, mais aussi l’origine ethnique, l’apparence physique, les activités syndicales et l’âge qui peuvent être l’objet de discrimination. Et les deux sont d’accord, en général, le bourreau est le supérieur hiérarchique directe.

 

42 % des salariés dans le privé préfèrent se taire

Et après, que fait-on une fois la discrimination actée ? Et bien que l’on soit victime ou témoin, on se tait. 42 % des salariés du privé (+ 11 points) déclarent ne pas réagir. Dans le public, ils sont 29 % (-2 points) à adopter la même posture.

Et quand victimes ou témoins décident de briser le silence, dans le public, ils vont se confier aux représentants du personnel ou d’un syndicat. Dans le privé, les salariés s’adressent à la direction. Les syndicats ou représentants du personnel apparaissent comme des interlocuteurs de confiance. 75 % des agents de la fonction publique et 61 % des salariés du privé estiment qu’ils sont efficaces pour prendre leur défense sur ces sujets.

Lucile Chevalier

* Sondage réalisé par téléphone du 12 au 18 décembre 2011 auprès d’un échantillon de 1010 personnes : 510 salariés du privé et 500 agents de la fonction publique.

 

 

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