emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Un salaire moyen tournant autour de 52 000 euros brut par an

 | par Gwenole Guiomard

Un salaire moyen tournant autour de 52 000 euros brut par an
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

Selon l’observatoire des ingénieurs, le salaire médian 2011 de l’ingénieur est de 52 000 euros brut par an. C’est trois fois plus que la rémunération médiane des Français.

Les ingénieurs gagnent bien leur vie. Selon l’observatoire des ingénieurs, avec 52 000 euros bruts par an en médiane, ils perçoivent même annuellement trois fois plus que le Français moyen (16 746 €). C’est aussi beaucoup plus que le salaire annuel brut médian des salariés français (18 473 €), beaucoup plus que celui des Françaises (14 930 €), un peu moins du double que celui des cadres (33 037 €), un peu plus du double que celui des professions intermédiaires (21 226 €) et 4 fois plus que celui des employés (13 102 €) ou des ouvriers (14 771 €).

52 000 euros brut par an est, ainsi, le salaire de François *, un ingénieur ayant 5 ans d’expérience dans la gestion de produits pendant sa durée de vie. Il travaille pour une filiale d’un avionneur. Sa rémunération est, à trente ans, dans la moyenne. Mais certains salaires des ingénieurs grimpent beaucoup plus rapidement. C’est le cas de celui de Marianne *. Ingénieure informatique diplômée de l’UTT (Université de technologie de Troyes) ayant dix ans d’expérience, la jeune femme a eu une carrière stratosphérique au sein d’un groupe d’assistance à la personne. A 34 ans, elle perçoit quelque 80 000 € brut par an et 8 000 € de bonus. C’est aussi le cas de Carine *, 33 ans, ingénieure télécom INSA 2001. Elle est responsable d‘un département conseil, data center et bâtiment intelligent. Elle touche 70 000 € brut par an et dispose d’une voiture de fonction – cela équivaut à 5 000 euros brut par an en plus -, un intéressement d’environ 2 000 euros par an et de facilités financière pour acheter des actions de son entreprise. Il existe donc des différences considérables entre les salaires des ingénieurs.

 

Une école de premier rang

Pour toucher le jackpot, l’ingénieur a tout intérêt de bien choisir son école, le secteur, sa fonction et son lieu de travail. En début de carrière, selon l’Apec et son étude jeunes diplômés d’avril 2011, un titulaire d’un titre d’ingénieur ayant de 0 à 2 ans d’expérience percevra, salaire moyen brut, 33 300 € par an. C’est 5 600 € de plus que le salaire moyen de départ d’un Bac +5 (27 700 €) et c’est 2 000 € de plus qu’en 2009.

Sortir d’une école de premier rang est un avantage salarial non négligeable. Le salaire moyen des étudiants de l’Ensam (étude de février 2011) est ainsi de 39 200 €. Travailler dans les secteurs les plus rémunérateurs développe aussi sa rémunération. A l’Ensam, les 10 % les mieux payés touchent, en moyenne annuelle brute, 48 000 €. Ils exercent leurs talents dans la banque, les assurances, la finance ou le conseil. Ces mêmes ingénieurs Ensam qui sont dans les 10 % les moins rémunérés perçoivent 33 000 € brut par an en moyenne et travaillent dans une PME en région.

On retrouve les mêmes disparités à l’INSA de Lyon avec un salaire moyen de départ de 36 000 euros qui atteint les 39 500 € pour les diplômés en génie industriel mais 33 000 € pour ceux diplômés en biosciences. « Les jeunes ingénieurs issus de l’Université de technologie de Troyes en 2010 ont perçu en moyenne 34 200 € en 2010, 33 400 € en 2009 et 34 200 en 2008 », précise Brigitte Hennequart, responsable relations entreprises-étudiants de l’UTT. « Les salaires d’embauche dépendent de la filière, commente Grégory Dechamp-Guillaume, directeur de l’INP-Ensat et responsable du bureau d'aides à l'insertion professionnelle de l'INP Toulouse. En agronomie, nos diplômés 2010 ont perçu, en moyenne, 28 000 € brut par an en salaire d’embauche ». Mais ces chiffres peuvent grandement varier d’un profil à l’autre, d’une région à une autre, d’un secteur à l’autre.  

 

« Mon salaire d’embauche : 34 000 € brut par an »

Valérie *, par exemple, jeune ingénieure agronome sortie en octobre 2011 de l’Ensat, perçoit 35 672 euros brut par an. « En habitant à Paris, c’est difficile d’en vivre, se plaint-elle. J’aurai une prime de 10 % de précarité à la fin de mon contrat (elle est en CDD de remplacement de maternité), on me rembourse 50 % de mes frais de transport et je mange à la cantine pour 7 euros par jour. Heureusement, vivant chez ma mère, je ne paye pas de loyer ».

Bref, c’est encore les études du cabinet de recrutement Michael page qui résume le mieux la question salariale des ingénieurs : les jeunes diplômés commencent avec de 30 000 à 35 000 € selon l’école. Pour les très grandes écoles, cela peut aller jusqu’à 36 000-38 000 € et dépasser 50 000 € en conseil et banque. Après 5 ans d’expérience, l’ingénieur pourra prétendre décrocher de 40 000 à 50 000 € brut par an pour un poste technique. Après 10 ans, certains resteront à 45 000 € alors que d’autres atteindront les 70 000 €.

Le salaire dépend aussi des conditions de travail, des primes et des déplacements. Jacques *, 27 ans, diplômé de l’Insa Lyon en Science et Génie des Matériaux en octobre 2010, est ingénieur chez un spécialiste du nucléaire. Il est, sans arrêt, en déplacement pour vérifier les centrales de part le monde. « Mon salaire d’embauche a été de 34 000 € brut par an. Mais avec  les primes et les défraiements, j’arrive aux environs de 68 000 €. Il y a des primes pour le nucléaire et pour les grands déplacements. J’ai un an d’expérience et l’on va m’augmenter tous les 6 mois de l’ordre de 1 à 4 % pendant 4 ans ».

* Le nom des personnes interviewées a été modifié à leur demande.

37 000 € par an : le salaire d’une apprentie

Laura *, diplômée en octobre 2011 de l’ISEP (institut supérieur d’électronique deParis), a suivi une filière par apprentissage. Elle est aujourd’hui ingénieure architecte des systèmes sans fil. « Je travaille chez un opérateurmobile comme chef de projet déploiement, précise-t-elle. J’ai été embauchée auniveau de quelqu’un ayant 2 ans d’expérience. Je perçois 37 000 € brut par an.En plus, je dispose d’un variable en plus représentant 6 à 10 % de monsalaire. Il faut ajouter à cela une participation et un intéressement d’un moischacun. Cela représente 8 000 euros de plus par an. J’ai un téléphone  professionneloffert. Sans mon expérience de l’apprentissage, j’aurai touché de 34 00 à 35 000 € ».

GG

 

 

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Comment le masque change le rapport à nos collègues au bureau

Comment le masque change le rapport à nos collègues au bureau

Allons-nous tous devoir travailler pour toujours depuis notre domicile ?

Allons-nous tous devoir travailler "pour toujours" depuis notre domicile ?

Covid-19 : isolement et conditions de travail favorisent les conduites addictives

Covid-19 : isolement et conditions de travail favorisent les conduites addictives

Congés de fin d'année 2020 : quelles règles en entreprise ?

Congés de fin d'année 2020 : quelles règles en entreprise ?

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8723 offres d’emploi en ligne

Fermer X