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Une chaire universitaire pour l’équilibre professionnel femmes-hommes

 | par Coralie Donas

Une chaire universitaire pour l’équilibre professionnel femmes-hommes
Florence Françon, l'une des responsables
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L’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon a été distinguée comme l’école d’ingénieurs la plus mobilisée en faveur de l’égalité par la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI). Depuis deux ans, une chaire institutionnelle (avec Assystem) se penche sur l’égalité femmes-hommes. Sonia Béchet et Florence Françon sont responsables de la chaire.

 

Comment la chaire a-t-elle vu le jour ?

La chaire existe depuis deux ans, mais cela fait presque dix ans que nous travaillons sur cette thématique. Le terrain d’étude est principalement l’INSA de Lyon et nous échangeons nos résultats avec des écoles du groupe qui mènent des recherches sur le même sujet. Depuis trois ans, 41% de filles sont admises en première année de l’INSA Lyon. Le processus d’admission ne permet aucune discrimination positive en faveur du genre. Mais plusieurs facteurs expliquent ce taux féminin supérieur aux autres écoles : nous prenons en compte les notes de première et de terminale, où les filles obtiennent de meilleurs résultats, l’école est postbac donc sans passage par une classe prépa, le cursus enfin est généraliste, avec des filières internationales ou artistiques.

 

En soulignant que l’accès à l’école n’est pas compétitif et qu’elle ouvre à d’autres domaines que les sciences dures, est-ce que vous ne risquez pas de renforcer certains clichés ?

C’est justement l’objet de nos recherches ! Une chercheuse mène actuellement une thèse en sciences sociales pour comprendre les choix d’orientation avant le bac et au sein même de l’école d’ingénieurs. Elle s’appuie sur le terrain de l’école et les partenariats que nous avons avec les collèges et les lycées. Ces choix sont clairement genrés puisque 75 % des filles sont inscrites en biosciences et 16% en informatique. Ce sont des proportions que nous retrouvons plus largement dans les formations d’ingénieur en France. Oui, les filles sont plus attirées par les domaines littéraires, artistiques et elles sont moins compétitives, elles n’ont pas envie de se projeter par exemple dans des prépas de grandes écoles. Il y a là des choix individuels, mais aussi un contexte qu’il faut absolument resituer. Les injonctions et encouragements d’un encadrement pédagogique ne sont pas les mêmes pour les garçons et les filles. Avec des résultats moyens, les garçons seront quand même poussés vers des classes préparatoires, ce qui ne sera pas le cas avec des filles. Ce sentiment de compétence et de légitimité se retrouve plus tard dans le milieu professionnel. Il est donc important de se détacher des discours qui prennent des raccourcis, comme d’affirmer que les femmes devraient oser, qu’elles s’autocensurent, car il n’y a pas que ça.

 

Quelles sont vos autres actions de recherche ?

Cette année, nous menons un projet sur la spécialité informatique que certains élèves abandonnent rapidement après la rentrée. Et nous poursuivons plusieurs actions spécifiques sur la question du genre, comme le mentorat d’étudiantes par des femmes-ingénieures. Avoir un modèle auquel se référer a permis de limiter les échecs en cours d’étude et nous avons mis en place le même système pour les étudiants masculins, à leur demande. Cette année nous avons initié un cours à la carte sur le genre, en quatrième année de génie mécanique. Il permet, pour les futurs ingénieurs, de se doter d’un regard sur le genre, de l’intégrer dans sa future réflexion professionnelle. 24 élèves se sont inscrits et sans que cela soit une volonté de notre part, ils sont 12 filles et 12 garçons. De manière générale la question avance, les étudiants possèdent déjà des notions sur le sujet.

 

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