emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Une étude sur l’encadrement du secteur « économie sociale et solidaire »

Une étude sur l’encadrement du secteur « économie sociale et solidaire »
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
L’économie sociale et solidaire emploie 2,34 millions de salariés en France, dont 16 % de cadres. Elle repose sur des valeurs telle une lucrativité limitée, ou sur des principes de prises de décision, une personne égale une voix, qui la distingue des autres secteurs privés. Leurs cadres aussi ont des caractéristiques propres.

L’économie sociale et solidaire (ESS) compte 2,34 millions de salariés en France, soit 14 % de l’emploi salarié privé en France. Dans ses rangs, 16 % de ses salariés sont des cadres. Elle fait donc partie de la sphère privée, mais elle se distingue néanmoins des autres secteurs par certains principe d’organisation et par les valeurs sur lesquelles elle repose. Ainsi, dans la prise de décision, c’est le principe d’une personne égale une voix qui s’applique et non une action égale une voix. La lucrativité se veut limitée avec des fonds propres impartageables et une faible part des excédents redistribuables. Ces spécificités se ressentent-elles chez le personnel d’encadrement ? L’Apec, dans une étude, dresse le portrait robot du cadre dans l’ESS.  

 

D’où viennent-ils ?

6 cadres sur dix dans l’ESS sont titulaires d’un diplôme supérieur ou égal à Bac +5. Et plus on baisse dans la pyramide des âges, plus cette part monte. Ainsi 96 % des cadres âgés de moins de 30 ans et 81 % des 30-35 ans ont ce niveau de diplôme, contre 50 % des cadres seniors (55 ans et plus). Surtout ce qui est intéressant, c’est qu’alors même que les cadres sont en général plus âgés dans ce secteur (38 % des cadres de l’ESS ont 50 ans et + contre 24 % pour les cadres du privé dans leur ensemble), ils ont un niveau de diplôme équivalent à celui de l’ensemble des cadres du privé. L’Apec explique cette spécificité par le fait que les « formations continues diplômantes sont davantage utilisées dans l’ESS qu’au global du secteur privé. 36 % des cadres de l’ESS ont obtenu leur diplôme le plus élevé en formation continue, contre 24 % des cadres au global ».

Ils ont plutôt suivi leurs études à l’université (43 % pour les cadres de l’ESS contre 37 % pour les cadres du privé). Seulement une petite part d’entre eux sont issus des écoles d’ingénieurs (14 % contre 28 % pour l’ensemble). Ils ont davantage que les autres cadres du secteur privé étudié les sciences humaines et sociales, la gestion-comptabilité, l’environnement-agronomie. A l’inverse, ils ont plutôt délaissé les matières informatiques, sciences et technologies ou commerciale.

Beaucoup d’entre eux ont accédé au statut cadre au cours de leur carrière, c’est le cas de 65 % d’entre eux (contre 52 % pour l’ensemble des cadres). « Les cadres de l’ESS sont moins souvent diplômés d’écoles d’ingénieurs que l’ensemble des cadres du privé. Or, les diplômés d’écoles d’ingénieurs sont ceux qui trouvent le plus souvent directement un emploi au statut de cadre dès le début de leur vie professionnelle », explique l’étude.

 

Où travaillent-ils ?

60 % des cadres travaillent dans des associations, 25 % dans des coopératives, 11 % dans des mutuelles et 4 % dans des fondations. Et dans la grande majorité des cas, ces entreprises exercent leur activité dans le secteur des services. Alors que les 3/4 des cadres travaillent dans ce secteur, seulement 16 % exercent leur activité dans l’industrie et la construction (contre 37 % pour l’ensemble). Et au sein du secteur des services, les sous-secteurs « santé-action sociale » et « banque-assurance » sont sur-représentés. Enfin, ils travaillent en général dans des structures plus petites que l’ensemble des cadres du privé. La moitié des cadres de l’ESS sont employés dans une entreprise de moins de 250 salariés contre 40 % pour les cadres du privé dans leur ensemble.

 

Que font-ils ?

Plus d’un tiers d’entre eux occupent un poste en « Gestion, finance, administration », soit une proportion deux fois plus importante que dans l’ensemble des cadres du privé. « Les métiers spécifiques à la santé, au social et à la culture sont également sur-représentés », a observé l’Apec. En revanche, les métiers liés au commerce et au marketing, à l’informatique ou à la R&D sont sous-représentés.

Sans doute du fait des petites structures dans lesquelles ils travaillent, les cadres de l’ESS ont davantage de responsabilités que ceux du privé. Six cadres sur dix encadrent une équipe, contre 4 sur dix pour l’ensemble des cadres du secteur privé. 58 % des cadres de l’ESS déclarent avoir la gestion en propre d’un budget, contre 42 % des cadres du privé. En revanche, ils sont beaucoup moins tournés vers l’international. Seulement 9 % d’entre eux se déplacent régulièrement à l’étranger contre près de 30 % pour l’ensemble des cadres du privé.

Lucile Chevalier

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

12557 offres d’emploi en ligne

Fermer X