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Utiliser son CPF pour financer une formation

 | par Lucile Chevalier

Utiliser son CPF pour financer une formation
Willems
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Depuis le début de l’année, chaque salarié ou demandeur d’emploi dispose d’un nouvel outil pour financer lui-même sa formation qualifiante. Formidable ! Enfin surtout sur le papier, car dans la pratique, c’est, pour l’instant, très compliqué. Seulement 150 projets ont été à ce jour financés. Mode d’emploi.

29 janvier dernier, ministère du Travail. Le ministre François Rebsamen se plie à l’exercice des vœux à la presse. Heureusement, il a une bonne nouvelle à annoncer : la « réussite » du compte personnel de formation. Pour preuve, « 200 000 comptes » ont déjà été créés, après seulement un mois d’existence. Aujourd’hui, en mai 2015, le ministre est sûrement cinq fois plus comblé : un million de comptes sont ouverts. En même temps, ce n’est pas bien compliqué. Il suffit d’avoir plus de 16 ans, d’être en emploi ou en recherche d’emploi, de s’inscrire sur le site moncompteformation.gouv.fr, géré par la CDC (Caisse des dépôts et consignations) et d’abonder son compte avec ses heures de DIF (Droit individuel à la formation).

C’est après que cela se complique. Seulement 150 dossiers ont abouti, dont près de la moitié pour des VAE (Validation des acquis de l’expérience), pour lesquelles les candidats étaient accompagnés. Le salarié ou le demandeur d’emploi n’est pas seul maître à bord avec le CPF. Notre premier conseil est de se faire accompagner dès le départ dans son projet. Les salariés doivent s’adresser à la personne chargée de l’entretien biannuel de compétences au sein de leur entreprise. Les demandeurs d’emploi ou les salariés ne souhaitant pas informer leur employeur sur leur projet doivent se tourner vers le Fongecif ou le conseil en évolution professionnelle. C’est indispensable.

 

« L’offre est inadaptée »

Un guide ne sera pas, en effet, de trop pour trouver sa formation obligatoirement qualifiante et « correspondant aux besoins de l’économie à court ou moyen terme », comme le stipule la loi. Aujourd’hui, 11 000 formations sont ouvertes (toutes répertoriées sur le site de la CDC), essentiellement de niveaux I et II (Licence et Master) car elles sont inscrites au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et offrent un diplôme donc une qualification. Mais pas les Licences ni les Masters professionnels. Il y a aussi quelques certificats et diplômes portés par les chambres de commerce et de l’industrie. Et depuis février, des formations à l’anglais délivrant le Bulat ou le Toeic. « L’offre est inadaptée, maugrée Jean-Pierre Willems, expert chez Demos. Elle porte essentiellement sur des formations diplômantes et longues, alors même que le CPF est plafonné à 150 heures. Bien sûr, le salarié peut utiliser son CPF pour valider un module. Mais aujourd’hui, très peu de formations sont organisées sous ce mode », sauf celles du Cnam et de l’Afpa. Un guide bien informé saura vous indiquer les chemins de traverse à emprunter pour arriver à faire aboutir votre projet.

 

Un outil de cofinancement

Une fois le cursus trouvé, retour sur votre compte. Il faut remplir en ligne son dossier formation. Puis « plus rien, s’agace Jean Wemaëre, président de la Fédération de la formation professionnelle. Le lien entre la CDC et les financeurs (les Opca – Organisme paritaire collecteur agréé) n’existe pas encore. Il faut alors se tourner vers l’Opca dont votre entreprise dépend, récupérer un dossier de financement et l’envoyer par courrier ». Problème : beaucoup d’Opca sont encore en phase de rodage sur ce CPF. Ainsi, à l’Agefos PME, le dossier CPF pendant le temps de travail est prêt, mais pas celui hors temps de travail.

Enfin, et une autre raison pour laquelle il est indispensable de se faire accompagner, le CPF est finalement surtout un outil de cofinancement. Avec 60 heures sur son compte, les sommes en jeu sont assez faibles. « Chaque Opca fixe ses grilles tarifaires, explique Alexia Ledru, déléguée territoriale de l’Ouest francilien à l’Agefos PME. Chez nous, pour les formations d’expert-comptable, c’est 20 € l’heure et 45 € dans le cadre d’une VAE. Pour d’autres formations, cela peut être 9 €. De plus, le CPF ne sera financé qu’en février prochain. Pour l’instant, nous utilisons nos propres fonds. » Le surplus, il faudra le demander à votre employeur, au Fongecif ou à Pôle emploi...

 

Lucile Chevalier 

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