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Valeo, Schneider, GE... Ces usines à dirigeants

 | par par Anne-Sophie Bellaiche

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Elles sont une poignée d'entreprises en France qui façonnent des cadres de haut niveau que d'autres débauchent. Qui sont-elles ? Quels sont le secret de leur méthode et les expertises clés qu'on leur envie ? Enquête et réponses en cinq exemples.

Leurs noms trustent les rubriques « nominations » de la presse économique. Leurs citations sur un CV allument des étoiles dans les yeux des DRH. Valeo, General Electric, Schneider, L'Oréal, McKinsey... Certains les appellent même les « academy compagnies ». Les cadres les intègrent en espérant en récolter les dividendes à moyen terme. Intuition confirmée par notre enquête menée avec Nomination auprès de cinq grandes entreprises réputées pour alimenter le marché en cadres de haut niveau.

Sur l'ensemble des mouvements externes, nous avons calculé la part de ceux qui accédaient à des fonctions de direction (générale ou de filière). Le taux de ces cinq entreprises est impressionnant : entre 78 et 88 %. Ces exemples ne constituent pas un panel exhaustif. Ainsi, Procter tiendrait parfaitement sa place dans ce palmarès. Dominique Reiniche, la directrice Europe de Coca-Cola ou Antonio Belloni, le numéro 2 de LVMH, tous deux ex-proctériens, pourraient en témoigner. Mais également Danone chez qui « les patrons de pays disposent d'une véritable autonomie », souligne Pascal Gibert, chasseur de tête chez Heidrick et Struggles. D'autres entreprises, tout aussi emblématiques, alimentent plus modestement le marché des dirigeants. Question de culture, de qualité de vie : « Chez Air liquide, Total ou Michelin, les collaborateurs sont très fidèles », explique Evelyne Sevin, associée chez Egon Zhender. Certains chasseurs ont tout de même leur truc. « Pour Michelin, nous disposons d'une petite fenêtre de tir sur les trentenaires qui sont envoyés faire un bain de siège à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). En général, le projet n'emballe pas le conjoint », témoigne l'un d'entre eux.

Dans les usines à dirigeants, la mobilité est naturelle, car elle est d'abord interne. Rôdés au changement, leurs collaborateurs sont naturellement ouverts aux opportunités. Deuxième caractéristique de ces compagnies, elles ont développé une compétence clé que les autres tentent d'acquérir. Les achats pour Valeo, l'intégration de nouvelles sociétés chez GE... Alors suffit-il d'émarger quelques années dans ces viviers pour gagner son ticket vers les hautes sphères ? « Non, tranche Gérald Bouhourd, le responsable du consulting chez Heidrick et Struggles. Dans ces grandes entreprises les responsabilités sont parfois éclatées. Pour les postes de dirigeants, nous examinons la réalité de l'expérience. A-t-il été exposé à des zones géographiques difficiles ? A-t-il gérer des situations de retournement de conjoncture ? » C'est la mission, autant que l'entreprise ou la fonction, qui fabrique le leader. .

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