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Voici le sous-marin du futur

 | par Marjorie Corcier

Voici le sous-marin du futur
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A quoi ressembleront les sous-marins à l’horizon 2040 ? Le leader européen du naval de défense, Naval Group vient de dévoiler un « concept ship » qui préfigure les innovations technologiques que l’on trouvera dans les décennies qui viennent. La réalité flirte avec la science-fiction.

Dans l’obscurité des fonds marins, une masse aux allures de cachalot évolue avec aisance. Sa coque est comme recouverte d’écailles, à mi-chemin entre le squale et le reptile. Une lumière bleutée s’échappe de ses propulseurs, le mastodonte disparaît, furtif, dans l’immensité. La vidéo de présentation du SMX 31 E a des allures de film d’anticipation. Et pourtant, ce sous-marin pourrait bien voir le jour à l’horizon 2040.

 

Ce navire encore virtuel, c’est un « concept ship », tout droit sorti de l’imagination des architectes navals de Naval Group. A la manière des « concept cars » qui donnent la tendance des voitures de demain, les sous-marins aussi se plient à cet exercice qui représente deux ans de travail.

 

Discrétion

 

« Pour s’immerger dans ce projet, il faut se projeter en 2040, où l’on imagine que la surface des océans sera complétement sous contrôle via la myriade de satellite ou encore internet. Plus que jamais le monde sous-marin sera intéressant pour conduire des opérations dans la plus grande discrétion », observe Stéphan Meunier, directeur du marketing opérationnel chez Naval Group et qui a joué les conseillers opérationnels sur ce projet.

 

Discrétion, le mot est lâché, c’est là la qualité première du sous-marin, sa raison d’être. A l’heure où la technologie permet de repérer un ban de crevettes à plusieurs centaines de kilomètres, quelles innovations permettront dans 30 ans de disparaître des radars ?

 

« Sur le SMX31E, la forme de la carène, aux allures de cachalot, a des propriétés acoustiques. Le sous-marin est aussi revêtu de dalles de polymères qui absorbent les sons », détaille Stéphan Meunier. C’est pourquoi le kiosque, cette structure si caractéristique que l’on trouve habituellement au-dessus de la coque, a disparu. Eliminée aussi, l’hélice à l’arrière, qui a été remplacée par deux moteurs latéraux. Désormais les torpilles ne sont plus stockées dans le nez du navire mais à l’arrière.

 

40 jours sans remonter à la surface

Autre défi à relever, celui de l’énergie. L’utilisation de batterie lithium-ion, comparables à celles que l’on trouve aujourd’hui sur les téléphones portables ou les voitures électriques, va bouleverser l’autonomie de ces navires. « Jusqu’alors un sous-marin conventionnel pouvait rester 3 à 4 jours sous l’eau, au bout desquelles ils devaient remonter quelques heures pour recharger ses batteries, ce qui le mettait en situation de vulnérabilité », relate Stéphan Meunier, par ailleurs ancien commandant de sous-marin.  Les nouvelles batteries couplées avec un système informatique plus performant pour les gérer devrait permettre au sous-marin de rester sous l’eau…une quarantaine de jours !

 

La digitalisation toujours plus poussée du bateau permettra de gérer les senseurs. L’intelligence artificielle viendra aider les « oreilles d’or », ces marins spécialistes de la guerre acoustique, capables d’interpréter la menace grâce aux sons perçus sous l’eau. Aussi performant soit-il, le sous-marin reste en effet dans l’incapacité de communiquer lorsqu’il est en plongée : les ondes radars ne se propagent pas sous l’eau.  L’enjeu, c’est donc qu’il soit le plus autonome possible. « Quand on a imaginé le centre de contrôle sous-marin_l’ops room comme on l’appelle_ qui gère les batteries, les drones, il a fallu s’interroger sur le type d’écran qu’on aurait en 2040 ? Le résultat est très futuriste, c’est presque du Star Trek ! », sourit l’ancien officier de marine.

 

Un équipage de 15 marins seulement

Autre conséquence de toutes ces innovations, les marins à bord devraient être moins nombreux. Un équipage ne comptera plus qu’une quinzaine de personnes contre une soixantaine aujourd’hui dans les sous-marins français de type Barracuda. « La vie à bord c’est compliqué. Produire de l’eau, stocker de la nourriture, avoir des espaces pour faire du sport, tout cela prend de la place… Aujourd’hui une équipe de quart est composée de 10 à 25 personnes réunies dans 30m2. Cela pose des problèmes d’ergonomie. C’est aussi plus simple de former les équipes quand elles sont plus restreintes », conclut l’ancien commandant de sous-marin.

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