Les cinq soft skills du futur

Actualités - Le 28/09/2020

Les compétences comportementales ou soft skills ont de plus en plus la côte auprès des entreprises. Le salon de l’emploi Top recrutement qui se tiendra le 15 octobre à l’Espace Grande Arche La Défense Paris accueillera sur son Espace Conseils et formations de nombreux spécialistes du recrutement. Coach et fondateur du cabinet EQuanimité Conseil – Accordeur de soi, spécialiste de l’accompagnement des cadres, Jean-Christophe Walter, nous présente les cinq soft skills du futur.

 

 

1/ La conscience et connaissance de soi

« On a longtemps pensé que le salarié se sentait bien parce qu’il était performant. On constate aujourd’hui que c’est l’inverse ! Le salarié est performant parce qu’il se sent bien dans son travail, dans son entreprise. Et, pour se sentir bien à son poste, cela passe par une bonne conscience et connaissance de soi. Quelles sont les missions où je suis bon ? Celles où je le suis moins ? Celles qui me demandent plus d’efforts ? A quel moment de la journée je suis le plus performant ? Qu’est-ce que j’aime faire ? Etc. Cela permet de réaccorder ce qu’on fait avec ce qu’on est. Cela permet aussi de mieux ajuster sa posture dans la relation à l’autre, au service de l’équipe et de l’entreprise. »

 

2/ Le courage d’oser

« Les salariés ont tendance à penser qu’il vaut mieux en dire le moins possible pour ne pas avoir de problème. C’est faux ! Les entreprises apprécient de plus en plus les salariés qui osent dire non, qui savent souligner ce qui fonctionne et pointer du doigt les dysfonctionnements, en y apportant des solutions. Oser dire : « Je sais faire, je peux engager mon expertise ». Et aussi oser dire : « Je ne sais pas, j’ai besoin d’aide ». Cela vaut aussi pour l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Savoir oser dire non à une réunion qui débute à 18 heures, voire à une réunion tout court… »

 

3 / Intelligence émotionnelle & écoute

« Le salarié doit de plus en plus souvent faire face à des imprévus et il doit y faire face le plus sereinement possible. Cela signifie, et c’est particulièrement vrai pour les cadres, que la gestion émotionnelle est clef dans la réussite. S’il s’emporte, ce sera tout sauf productif et aura des conséquences négatives tant dans la relation à l’autre que sur le travail en tant que tel. En revanche, s’il comprend ce qu’il ressent et écoute ce que ressent l’autre, il sera plus constructif pour trouver une solution adaptée. C’est l’intelligence émotionnelle ou encore l’équanimité, cette capacité à rester zen quelle que soit la situation. »

 

4/ La résilience

« Dans un monde d’entreprise dit VUCA (Volatile, Incertain, Complexe, Ambigu), faire preuve de résilience est un atout pour les cadres. Cela consiste à apprendre à surmonter tout ce qui, de près ou de loin, vient altérer son environnement. La Covid 19 l’a bien montré. C’est un événement sur lequel le cadre n’a aucune prise. Ou il se plaint, il se mine le moral et c’est contre-productif. Ou il prend du recul, analyse l’événement, l’accepte, s’adapte et le transforme en opportunité pour inventer une autre façon de travailler. Se mettre en mode « quelles sont les opportunités / solutions » plutôt que « quels sont les pbs ? » fera toute la différence ».

 

5/ L’efficience plutôt que l’efficacité.

« L’efficacité qui a été le maître mot de la fin du XX et début du XXIe siècle a montré ses limites avec, notamment, un nombre accru d’arrêts de travail et de burnout dans nos entreprises. Il est temps de faire place à la recherche de l’efficience : savoir se connaître pour mieux travailler – et savoir lever le pied, mettre la juste énergie au bon endroit et au bon moment, savoir être autonome et anticiper, et, bien sûr coopérer. Tous ces éléments mis bout à bout permettront aux cadres de répondre aux nouveaux défis de l’entreprise des 20 ans à venir ».